Palmyre & Co

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Le pacte des soeurs… la première

le 27 avril,
au Théâtre 14,
20 avenue Marc Sangnier, 75014, à 20h30.
 (entrée libre)
Réservation obligatoire : 
Après « Les Soeurs savantes »
à la Librairie Vuibert
et « Marie et Bronia le Pacte des soeurs »
chez Albin Michel Jeunesse…
voici la pièce de théâtre, adaptée du roman jeunesse
de Natacha Henry

La fabrique des corps, photos de Judith Martin Razi

Dans le cadre du
Salon Méditerranéen des publications de Femmes
à Marseille les 6 et 7 avril
réalisation d’une exposition photos sur le thème
de la fabrique des corps, sexe et genre
Voir La fabrique des corps…

Judith MARTIN-RAZI RECIDIVE DE PHOTOGRAPHIE, FEMMES

Un jeu de vingt photographies énonce au féminin les mutations souvent évoquées politiquement, socialement, charnellement.

Sa part d’artiste photographe nous relance dans cette actualité.

Mais de ce travail, c’est une femme icône, une seule qui témoigne dans une morphologie multiple des apparences.

Ce modèle là deviendrait presque la nouvelle Eve dans un jardin partagé. Adam pourrait s’en extraire (volonté ?).

Cette Eve se vêtit de parures signifiantes. Dans ce voyage plusieurs exemples surgissent :

Eve cabossée le visage martyrisé où manquerait la hargne d’une couronne d’épine. Une ombre verte au tableau, fantomatique, une serrure de grillage donne la clef de la toute puissance soumise à la dépossession du corps féminin.

Mais cette Eve transfigurée malgré tout reste rebelle puissante.

Quand elle se grime d’atours de guerre l’handicap d’une jambe articulée, Eve trône pour dire ses vérités.

Je suis multiple en une, elle élève l’homme en leur jardin commun, son ventre attend un enfant possible.

L’artiste s’est mariée avec Eve vingt fois, une bague généreuse au doigt atteste les vingt témoignages photographiques.
Yves Yacoël
Artiste plasticien
Mars 2018

La fabrique des corps…

Un rendez-vous à ne pas manquer

6ème salon méditerranéen
des publications de femmes 

Expositions, tables rondes…. 
 Vendredi 6 avril 2018 de 14h à 18h 
et Samedi 7 avril 2018 de 10h à 17h 
Cité des Associations 
93 la Canebière 13001 Marseille. 
Organisé par le Collectif13 Droits des Femmes
Cliquer sur l’image pour voir  le programme complet

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Blanche de Castellane signe son retour à Peipin

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9 mars 2018 

blanche de castellane

article en pdf 

Parisiennes : qui sont ces héroïnes célèbres ou oubliées des rues de la capitale française ?

(c) Frantz Vaillant

Sur les 6000 rues parisiennes, à peine 300 portent le nom d’une femme. Avec « Parisiennes », l’historienne Malka Marcovich nous dévoile les destins hors du commun de ces héroïnes qui ont marqué l’histoire sans pourtant marquer les esprits. 

Terriennes, Tv5 Monde Frantz Vaillant

« Dans le quartier des Halles, il y a le « Passage de la Reine de Hongrie ». En fait, il s’agit de  Julie Bêcheur, une ravissante marchande de fleurs. Elle a fait partie d’une délégation de femmes

La Reine Marie-Antoinette d'Autriche (1755-1793). A dater de 1792,  toutes les dénominations royales, princières ou religieuses furent remplacées par des dénominations nationales, philosophiques ou d’actualité.

La Reine Marie-Antoinette d’Autriche (1755-1793). A dater de 1792,  toutes les dénominations royales, princières ou religieuses furent remplacées par des dénominations nationales, philosophiques ou d’actualité.
(DR)

 qui est allée à Versailles. L’histoire raconte que Marie-Antoinette, brisant le protocole, est allée à sa rencontre, trouvant qu’elle ressemblait à sa mère, Marie-Thérèsed’Autriche, reine de Hongrie. Du coup, on a surnommé cette petite marchande « Reine de Mai ». Cette rencontre avec la Reine l’avait totalement subjuguée. Julie Bêcheur a été guillotinée à la Révolution ».

Malka Marcovich sait tout sur toutes ces femmes dont le nom figure sur la plaque d’une rue, d’une allée, d’un passage.

Sur les 6000 rues que compte Paris, 300 portent le nom d’une femme.
L’historienne reconnaît que l’élection d’Anne Hidalgo à la Mairie a sensiblement acceléré les choses : «  A l’époque où elle était première adjointe à la Mairie de Paris, elle était en charge de la commission pour la dénomination des voies. Elle s’est interessée au fait qu’il y ait une visibilité publique de ces femmes. Depuis 2011, il y a 110 noms de rues ou de jardins publics en plus ».
 

Une loterie honorifique

Dans son ouvrage « Parisiennes, ces femmes qui ont inspiré les rues de Paris » (Edition Balland), Anne Hidalgo, qui signe la préface,  précise la mécanique des attributions  : « Les propositions de nouveaux noms émanent de toutes les origines, des élus bien sûr, mais aussi de particuliers désireux d’attirer l’attention de la Ville sur des manques. Après examen et vote par la commission paritaire, les propositions sont votées en Conseil de Paris ».  

Ce qui n’empêche pas le pouvoir d’influence dans cette loterie honorifique.
Ainsi, depuis quelques années, Simone de Beauvoir s’est « libérée » du nom de Jean-Paul Sartre qui lui était toujours accolé. Désormais, une passerelle porte le nom seul de la philosophe. Il existe aussi une médiathèque Marguerite Yourcenar, des jardins Leonor Fini et Pauline Roland, des bibliothèques Germaine Tillion et Hélène Berr.

"<em>Paris à longtemps été décliné au féminin :  Paris-reine du monde, blonde, les Folies-Bergères etc.  C'est toujours assez trivial. Mais quand la ville est combattante, martiale, laborieuse. Elle est au masculin</em>".
« Paris à longtemps été décliné au féminin :  Paris-reine du monde, blonde, les Folies-Bergères etc.  C’est toujours assez trivial. Mais quand la ville est combattante, martiale, laborieuse. Elle est au masculin« .
(c) Frantz Vaillant

Et Marie de Régnier flâna

C’est une immersion un peu étourdissante à laquelle nous convie Malka Marcovich. Pour cette nouvelle édition (la précédente datait de 2011), l’historienne a sollicité  l’aide d’un confrère, Jean-Marie Dubois.

Marie de Heredia  reçoit en 1918 le 1<sup>er</sup> prix de littérature de l'Académie française pour l'ensemble de son œuvre. Elle fut la première femme à obtenir ce prix.

Marie de Heredia  reçoit en 1918 le 1er prix de littérature de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre. Elle fut la première femme à obtenir ce prix.

 

Au fil des pages, nous flânons dans l’Histoire. Flâner ? Qui donc sait l’origine de ce mot ? Il provient d’une écrivaine, Marie de Régnier.

Pour publier dans le journal Le Figaro en 1910,  celle qui était la fille du poète franco-cubain José Maria de Heredia prenait le pseudonyme « Le flâneur ».

« Elle devait se cacher derrière le masculin pour être crédible aux yeux de ses contemporains » . 

Flâner ! Le mot, typiquement français, est intraduisible. Il signifie une balade un peu rêveuse, sans but précis.
Marie de Régnier est à présent le nom d’une modeste impasse dans le 16ème arrondissement de la capitale.

Marguerite Boucicaut, la trajectoire fabuleuse

Citons aussi l’extraordinaire destin de Marguerite Boucicaut.

Née dans la misère en 1816, elle épouse Aristide, l’inventeur des grands magasins et le créateur du célèbre Bon Marché à Paris. 

Marguerite Boucicaut (1816-1911)

Marguerite Boucicaut (1816-1911)

Au décès de son mari, elle a l’idée d’associer 123 membres du personnel, une première pour l’époque, afin d’assurer de concert la gérance de la florissante entreprise.

A sa mort, l’Assistance publique devient sa légataire universelle et son testament prévoit la création de trois maisons-refuges pour filles-mères, des « Maisons écrit-elle, pour recevoir, au moment de leurs couches les femmes non mariées qui auront eu pour la première fois, le malheur d’être séduites… « 
Elle n’oublie pas dans ses legs l’Institut Pasteur, la création d’un hôpital, l’hôpital Boucicaut (aujourd’hui disparu). Elle coucha ses phrases : » En léguant tout ce qui reste de ma fortune à l’Administration la plus puissante pour assister les malheureux, mon unique pensée a été de venir aussi utilement que possible au secours des souffrants et des misérables « . 
La rue Marguerite Boucicaut (15ème arrondissement) est

Laure de Surville (1800-1871)

Laure de Surville (1800-1871)

proportionellement inverse à son immense générosité. Il s’agit d’une petite voie d’à peine 57 mètres de long.
Que faut-il donc faire pour mériter un boulevard ? La guerre, sans doute.

Evoquons enfin la rue  Laure Surville (15ème arrondissement), du nom de celle qui fut la soeur de Balzac et le modèle de bien des personnages dans La comédie humaine.

L’ouvrage, s’il manque cruellement d’illustrations, est habilement chapitré (« Première femmes de guerre », « Les amantes et les reines deuxième époque », « République, Révolutions et soubesauts royalistes » etc.).

Et les surprises ne sont pas que dans le livre.
 

Des femmes qui disparaissent ?

L’auteure, Malka Marcovich, nous avait donné rendez-vous Promenade Claire Lacombe près de l’allée Pauline Léon (11ème arrondissement) pour parler de son ouvrage.
Si nous avons bien trouvé l’historienne…. rien du tout pour l’allée et la promenade ! 

Et Malka en était un peu dépitée: « Alors quoi ? On met une plaque et on l’enlève ? Souvent, on met une plaque de manière provisoire, le temps  d’une inauguration, que ce soit installé, mais là, je ne les trouve plus. Pourtant, l’allée Pauline Léon a été nommée en 2015. Pour les touristes qui la chercheraient avec mon livre, ils auraient du mal à la trouver… » 
Pour la prochaine réédition de l’ouvrage,  l’historienne devra sans doute écrire un nouveau châpitre : « Les disparues de Paris ».
 

Parisiennes
de Malka Marcovich 

(Edition Balland)
Prix : 25 euros

Moonlight Benjamin…Siltane nouvel album

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Rencontre explosive entre mélodies vaudou de la Caraïbe et blues-rock des 70’s

Sortie le 23 mars 2018

en précommande sur https://moonlightbenjamin.bandcamp.com/album/siltane

Plus d’informations sur le site http://moonlightbenjamin.com/ 

Rencontre explosive entre mélodies vaudou de la Caraïbe et blues-rock des 70's, Moonlight Benjamin met en scène cette dernière, basée à Toulouse et issue du peuple Haïtien dont elle chante ici la révolte, entre autres sujets digne d'intérêt.

Siltane, c'est le nom de l'album enfanté avec une poignée d'amis musiciens, propose donc une fusion inédite. On parle des Black Keystélescopant le vaudou haïtien, il y a de ça mais les accents funky de Memwa'n, le morceau d'ouverture, démontrent déjà une identité personnelle forte. Funky et tribal, vigoureux, il précède Papa Legba, plus directement bluesy et aussi convaincant. Les deux courants s'impactent et s'imbriquent parfaitement. On voyage et on profite à plein, aussi, de la rudesse patinée de l''instrumentation. Moso moso et ses notes blues, l'éponyme Siltane, plus leste, permettent à la qualité de perdurer. Chan Dayiva, jazzy-bluesy, dégage ensuite autant de caractère, de classe musicale en suivant une voie plus feutrée.
Quelques textes en Français se font entendre, c'est le cas pour Port au Prince avec sa coloration blues-funk encore une fois de choix. Doux pays, sombre, met en avant un blues rugueux. C'est la dominante, Moonlight Benjamin la décline ici avec justesse et dans un esprit "métissé". Tan Malouk use de riffs rudes, feeling funky et chant dépaysant font le boulot avec brio. Des murs s'appuie sur un blues-rock simple et efficace, bien troussé. Il ne reste alors plus qu'à terminer l'ouvrage, Met agwe s'en chargeant dans un climat menaçant, subtil aussi, en touche finale à un opus original, audacieux et qualitatif. http://www.muzzart.fr/lezine/chronik/moonlightbenjaminsiltane.html

A chacune sa rue !

Parisiennes
de Malka Marcovich avec Jean-Marie Dubois


le point
Le Point
Le point 18 janvier 2018

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