Palmyre & Co

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« Adieu Bogota » de Simone et André Schwarz-Bart

Sortie le 4 mai 2017

Paris, années 50. Marie travaille en France dans une maison de retraite. D’origine antillaise, elle s’est liée d’amitié avec Jeanne, une dame âgée dont elle s’occupe avec douceur et humanité et qui lui raconte sa vie. Avant de mourir, sa vieille amie l’incite à écrire sa propre histoire.

Fidèle à sa promesse, Marie entreprend alors le récit de son existence. Et le roman s’ouvre sur le grand large. Née à l’aube du XXe siècle, la jeune Mariotte quitte la Martinique après l’éruption de la montagne Pelée qui a détruit la ville de Saint-Pierre, en 1902. Son errance la conduit d’abord en Guyane, où elle s’éprend, dans des conditions rocambolesques, d’un ancien bagnard reconverti dans l’orpaillage et sur le point de quitter le pays. Il entraînera Mariotte avec lui, à New York, puis en Colombie, jusqu’à Bogotá, où il l’abandonnera. Livrée à elle-même, la jeune femme puisera dans sa vitalité faite de colère, de courage et de joie de vivre pour dire adieu à Bogota, se tourner vers un autre homme, et un autre continent.

Rappelant l’œuvre et les personnages de García Márquez, ce personnage qui arpente le monde et le temps ressemble aussi à André Schwarz-Bart : mêlé au monde et toujours en décalage, présent et en même temps ailleurs, étranger.

Simone Schwarz-Bart a publié, seule ou avec son mari André, des romans et du théâtre. Depuis la disparition d’André Schwarz-Bart, en 2006, elle a repris et achevé le cycle des romans antillais commencé à quatre mains avec Un plat de porc aux bananes vertes (Seuil, 1964) : L’Ancêtre en Solitude (Seuil, 2015) et aujourd’hui Adieu Bogota.

1905 Impressions – lancement du CD de Fanny Azzuro

 

Vendredi 21 avril 2017 à 21h

L’image contient peut-être : 1 personne, intérieur

Récital de piano en l’église de Ventavon 05300

Oeuvres de Ravel – Debussy – Albéniz

Informations sur http://www.tourisme-laragne.fr/fr/envie-sortir.html

Disparition du poète Evgueni Evtouchenko

« Au-dessus de Babi Yar, il n’y a pas de monument : l’escarpement est comme une grosse pierre tombale. J’ai peur, aujourd’hui… »

Evgueni Evtouchenko…

timeyevtushenkoEvgueni Evtouchenko était un poète emblématique de la génération de poètes russes poststaliniens.
Né le 18 juillet 1933, mort le 1er avril 2017, il faisait partie de la quatrième génération d’Ukrainiens  ayant été exilés en Sibérie. Il avait également des origines tatares et russes. Ses deux grands-pères furent arrêtés lors des grandes purges staliniennes de 1937. En 1944, il s’installe à Moscou où il étudie la littérature jusqu’en 1954 à l’Institut Gorky.

Ses premiers poèmes sont publiés en 1949, mais c’est en 1961 que sa notoriété devient internationale lorsqu’il écrit le poème « Babi Yar », qui dénonce le massacre des juifs par les Nazis, les pogroms russes… un sorte de Légende des siècles de l’antisémitisme. Son texte, mis en musique par Dmitri Chostakovitch en 1962, ne sera pas publié en Union-Soviétique avant 1984.

Son engagement pour la liberté artistique, ses attaques de Staline et de la bureaucratie soviétique à la fin des années 50 et 60, le placera en tête de fil de la jeune génération de créateurs russes. Il sera également victime de la répression et de la censure soviétique.
Il continue de s’engager politiquement, notamment lorsque Soljenitsyne sera arrêté et exilé en 1974.

Outre ses talents de poète, Evgueni Evtouchenko était aussi réalisateur et acteur.

…….

IMAG04365Le 26 janvier 2015, Palmyre &Co organisait la venue en France de l’Orchestre Symphonique de Jérusalem, pour la célébration des 70 ans de la libération d’Auschwitz.

Plus de 1300 personnes s’étaient pressées à l’Unesco pour venir entendre la Symphonie N° 13 « Babi Yar » de Dmitri Chostakovitch, sous la Direction de Frédéric Chaslin.sur le sublime livret du grand poète  Evgueni Evtouchenko .

Le printemps sera chaud !

La créatrice Sharon Jerusalmy présente …

Une partition à jouer par tous les temps !

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Jean-Christophe Averty 1928-2017

Hommage de Mireille Dumas à revoir sans modération

Les trésors cachés des variétés

 

 

« Parisiennes » avec Malka Marcovich sur France bleu Paris

Nouveau montage avec d’autres femmes à réécouter
51nzows8c0lLe constat est édifiant pour la journée « des droits des femmes ». En 2011, deux cents femmes seulement avaient donné leurs noms à des rues, des boulevards, des places ou des squares de Paris ! Deux cents femmes… pour quatre mille hommes environ ! Même si ce décalage s’est un peu réduit depuis, avec une trentaine de femmes supplémentaires, Malka Marcovich met en évidence cette incohérence. Elle a publié chez Balland Parisiennes, de Marie Stuart à Simone de Beauvoir, ces femmes qui ont inspiré les rues de la capitale. Pour la sortie de son livre, elle évoquait pour Ils ont fait Paris et sa région quelques-unes d’entre elles, connues ou moins connues, de Marie Curie à la poétesse Marie de Régnier honorée dans le 16° arrondissement. Mais aussi Maria Deraisme, Olympe de Gouge, Louise Michel, Anne Franck, la résistante Hélène Brillon, la compositrice Augusta Holmès, Françoise Dolto, Marguerite Duras, ou encore Sœur Rosalie, bienfaitrice du quartier Mouffetard. En trois petites minutes, la liste est évidemment incomplète !

Les splendeurs gallo-romaines de Sisteron dans un nouvel écrin !

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C’est au rez-de chaussée et aux sous-sols d’un hôtel particulier du Moyen-âge que vient de s’installer le musée gallo-romain de Sisteron (Alpes de Hautes Provence). 

On peut y découvrir dans un espace précieux, dû à la scénographie parfaite de l’artiste niçoise Brigitte Fryland, des collections relativement modestes en nombre, mais d’une extrême qualité. Les rites funéraires de cette ville il y a plus de deux mille ans sont ainsi remis en pleine lumière.

C’est ainsi que tout a commencé ! Après la seconde Guerre Mondiale, lors des reconstructions de la ville endommagée par les bombardements, un mausolée antique monumental est découvert D’autres importants vestiges seront mis à jour, ce qui amènera à la création du premier musée du Vieux Sisteron en 1950.

C’est dans un nouveau décor, avec une muséologie et des techniques contemporaines que le public est désormais invité à se passionner pour ce riche passé ignoré de beaucoup, témoin de l’importance de cette cité antique de Segustero, qui fut  un axe commercial majeur.

De objets sont sans cesse trouvés, comme cette urne en terre contenant une deuxième en plomb protégeant un vase en verre qui contenait des cendres.

Quatre masques de pierre d’une présence saisissante, des chapiteaux corinthiens d’une très grande finesse d’exécution, éléments des mausolées trônent comme autant de présence d’un prestigieux passé.

La visite est ponctuée par des films courts qui permettent d’appréhender ce monde funéraire d’un grand raffinement. L’antique cité romaine qui deviendra Sisteron, est retracée pour nous faire découvrir son passé glorieux.

Applications pour smartphone et tablette dévoilent en 3D le détail de ces mausolées, riches édicules témoins de la richesse de leurs commanditaires.

Au cœur de la Haute-Provence, ce lieu à taille humaine percé de baies donnant sur le sublime rocher de la Baume est labellisé « Musée de France ».

Une salle d’exposition de 100m2 est ouverte à toutes formes d’art. En ce moment « Les peintres du voyage » sont à l’honneur… retour dans les pérégrinations d’une génération d’artistes des XIXe et XXe siècles qui en quittant l’Europe pour de longs ou courts périples, ont ramenés des images variées et fantasmées de l’Orient et de l’Asie. (Jusqu’au 25 mars).

Sisteron la splendide, aux ruelles évoquant Venise et le Moyen-âge, à l’imposante citadelle se révèle mystérieuse et pleine de promesse, comme sortie d’un long sommeil

Derrière chaque porte, à chaque détour d’une ruelle, on peut découvrir d’autres merveilles dans le prolongement de ce musée-bijou promis à un grand avenir .

Musée gallo-romain. Espace d’Ornano. 8, rue Saunerie 04200 Sisteron. Tél. 04 92 61 58 40. Du mardi au samedi de 10 h à 12 h et de 13h30 à 17h30. Entrée : 3 euros. www.sisteron.fr