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La première monographie du photographe Jean-François Bauret

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Textes de Gabriel Bauret, préface de Claude Nori
Avant-propos d’Anne de Stäel

 

ll aura fallu deux ans de travail pour réaliser un livre qui retrace pour la première fois l’ensemble du parcours de ce grand photographe, disparu en 2014, et considéré comme l’un des plus audacieux de son époque.
Cette monographie reproduisant ses meilleures photographies replace la vie et l’œuvre de Jean-François Bauret dans le contexte de la création photographique française de ces quarante dernières années.
Dans le bouillonnement de la fin des années soixante, il fit scandale bien malgré lui et contribua à changer les mentalités dans une société alors sclérosée. Il apporta un vent de liberté dans la publicité en faisant poser des hommes nus, des femmes enceintes, aussi bien que des gens ordinaires. Il fit le portrait de nombreuses figures de l’art, du spectacle et de la littérature comme Klaus Kinski, Dominique Sanda, Nathalie Baye, Michel Tournier ou Laurent Terzieff, auxquels il demandait de « lâcher prise ».
Dans son studio de la rue des Batignolles à Paris, il poursuivit toute sa vie une œuvre profonde et solitaire et il n’a cessé, en marge de ses commandes, de réaliser des portraits, d’entreprendre des recherches de plus en plus personnelles sur le corps et la nudité qui tendaient chez lui à se confondre, comme en témoignera le livre Portraits nus publié chez Contrejour en 1984. Celles-ci l’amèneront entre autres à développer plusieurs séries de prises de vue dans lesquelles il invitait ses sujets à se mettre en mouvement et à dessiner une forme de chorégraphie devant l’appareil, au lieu de poser de façon statique.

Exposition du  25 mai au 23 juin

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La fabrique des corps…

Un rendez-vous à ne pas manquer

6ème salon méditerranéen
des publications de femmes 

Expositions, tables rondes…. 
 Vendredi 6 avril 2018 de 14h à 18h 
et Samedi 7 avril 2018 de 10h à 17h 
Cité des Associations 
93 la Canebière 13001 Marseille. 
Organisé par le Collectif13 Droits des Femmes
Cliquer sur l’image pour voir  le programme complet

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Parisiennes : qui sont ces héroïnes célèbres ou oubliées des rues de la capitale française ?

(c) Frantz Vaillant

Sur les 6000 rues parisiennes, à peine 300 portent le nom d’une femme. Avec « Parisiennes », l’historienne Malka Marcovich nous dévoile les destins hors du commun de ces héroïnes qui ont marqué l’histoire sans pourtant marquer les esprits. 

Terriennes, Tv5 Monde Frantz Vaillant

« Dans le quartier des Halles, il y a le « Passage de la Reine de Hongrie ». En fait, il s’agit de  Julie Bêcheur, une ravissante marchande de fleurs. Elle a fait partie d’une délégation de femmes

La Reine Marie-Antoinette d'Autriche (1755-1793). A dater de 1792,  toutes les dénominations royales, princières ou religieuses furent remplacées par des dénominations nationales, philosophiques ou d’actualité.

La Reine Marie-Antoinette d’Autriche (1755-1793). A dater de 1792,  toutes les dénominations royales, princières ou religieuses furent remplacées par des dénominations nationales, philosophiques ou d’actualité.
(DR)

 qui est allée à Versailles. L’histoire raconte que Marie-Antoinette, brisant le protocole, est allée à sa rencontre, trouvant qu’elle ressemblait à sa mère, Marie-Thérèsed’Autriche, reine de Hongrie. Du coup, on a surnommé cette petite marchande « Reine de Mai ». Cette rencontre avec la Reine l’avait totalement subjuguée. Julie Bêcheur a été guillotinée à la Révolution ».

Malka Marcovich sait tout sur toutes ces femmes dont le nom figure sur la plaque d’une rue, d’une allée, d’un passage.

Sur les 6000 rues que compte Paris, 300 portent le nom d’une femme.
L’historienne reconnaît que l’élection d’Anne Hidalgo à la Mairie a sensiblement acceléré les choses : «  A l’époque où elle était première adjointe à la Mairie de Paris, elle était en charge de la commission pour la dénomination des voies. Elle s’est interessée au fait qu’il y ait une visibilité publique de ces femmes. Depuis 2011, il y a 110 noms de rues ou de jardins publics en plus ».
 

Une loterie honorifique

Dans son ouvrage « Parisiennes, ces femmes qui ont inspiré les rues de Paris » (Edition Balland), Anne Hidalgo, qui signe la préface,  précise la mécanique des attributions  : « Les propositions de nouveaux noms émanent de toutes les origines, des élus bien sûr, mais aussi de particuliers désireux d’attirer l’attention de la Ville sur des manques. Après examen et vote par la commission paritaire, les propositions sont votées en Conseil de Paris ».  

Ce qui n’empêche pas le pouvoir d’influence dans cette loterie honorifique.
Ainsi, depuis quelques années, Simone de Beauvoir s’est « libérée » du nom de Jean-Paul Sartre qui lui était toujours accolé. Désormais, une passerelle porte le nom seul de la philosophe. Il existe aussi une médiathèque Marguerite Yourcenar, des jardins Leonor Fini et Pauline Roland, des bibliothèques Germaine Tillion et Hélène Berr.

"<em>Paris à longtemps été décliné au féminin :  Paris-reine du monde, blonde, les Folies-Bergères etc.  C'est toujours assez trivial. Mais quand la ville est combattante, martiale, laborieuse. Elle est au masculin</em>".
« Paris à longtemps été décliné au féminin :  Paris-reine du monde, blonde, les Folies-Bergères etc.  C’est toujours assez trivial. Mais quand la ville est combattante, martiale, laborieuse. Elle est au masculin« .
(c) Frantz Vaillant

Et Marie de Régnier flâna

C’est une immersion un peu étourdissante à laquelle nous convie Malka Marcovich. Pour cette nouvelle édition (la précédente datait de 2011), l’historienne a sollicité  l’aide d’un confrère, Jean-Marie Dubois.

Marie de Heredia  reçoit en 1918 le 1<sup>er</sup> prix de littérature de l'Académie française pour l'ensemble de son œuvre. Elle fut la première femme à obtenir ce prix.

Marie de Heredia  reçoit en 1918 le 1er prix de littérature de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre. Elle fut la première femme à obtenir ce prix.

 

Au fil des pages, nous flânons dans l’Histoire. Flâner ? Qui donc sait l’origine de ce mot ? Il provient d’une écrivaine, Marie de Régnier.

Pour publier dans le journal Le Figaro en 1910,  celle qui était la fille du poète franco-cubain José Maria de Heredia prenait le pseudonyme « Le flâneur ».

« Elle devait se cacher derrière le masculin pour être crédible aux yeux de ses contemporains » . 

Flâner ! Le mot, typiquement français, est intraduisible. Il signifie une balade un peu rêveuse, sans but précis.
Marie de Régnier est à présent le nom d’une modeste impasse dans le 16ème arrondissement de la capitale.

Marguerite Boucicaut, la trajectoire fabuleuse

Citons aussi l’extraordinaire destin de Marguerite Boucicaut.

Née dans la misère en 1816, elle épouse Aristide, l’inventeur des grands magasins et le créateur du célèbre Bon Marché à Paris. 

Marguerite Boucicaut (1816-1911)

Marguerite Boucicaut (1816-1911)

Au décès de son mari, elle a l’idée d’associer 123 membres du personnel, une première pour l’époque, afin d’assurer de concert la gérance de la florissante entreprise.

A sa mort, l’Assistance publique devient sa légataire universelle et son testament prévoit la création de trois maisons-refuges pour filles-mères, des « Maisons écrit-elle, pour recevoir, au moment de leurs couches les femmes non mariées qui auront eu pour la première fois, le malheur d’être séduites… « 
Elle n’oublie pas dans ses legs l’Institut Pasteur, la création d’un hôpital, l’hôpital Boucicaut (aujourd’hui disparu). Elle coucha ses phrases : » En léguant tout ce qui reste de ma fortune à l’Administration la plus puissante pour assister les malheureux, mon unique pensée a été de venir aussi utilement que possible au secours des souffrants et des misérables « . 
La rue Marguerite Boucicaut (15ème arrondissement) est

Laure de Surville (1800-1871)

Laure de Surville (1800-1871)

proportionellement inverse à son immense générosité. Il s’agit d’une petite voie d’à peine 57 mètres de long.
Que faut-il donc faire pour mériter un boulevard ? La guerre, sans doute.

Evoquons enfin la rue  Laure Surville (15ème arrondissement), du nom de celle qui fut la soeur de Balzac et le modèle de bien des personnages dans La comédie humaine.

L’ouvrage, s’il manque cruellement d’illustrations, est habilement chapitré (« Première femmes de guerre », « Les amantes et les reines deuxième époque », « République, Révolutions et soubesauts royalistes » etc.).

Et les surprises ne sont pas que dans le livre.
 

Des femmes qui disparaissent ?

L’auteure, Malka Marcovich, nous avait donné rendez-vous Promenade Claire Lacombe près de l’allée Pauline Léon (11ème arrondissement) pour parler de son ouvrage.
Si nous avons bien trouvé l’historienne…. rien du tout pour l’allée et la promenade ! 

Et Malka en était un peu dépitée: « Alors quoi ? On met une plaque et on l’enlève ? Souvent, on met une plaque de manière provisoire, le temps  d’une inauguration, que ce soit installé, mais là, je ne les trouve plus. Pourtant, l’allée Pauline Léon a été nommée en 2015. Pour les touristes qui la chercheraient avec mon livre, ils auraient du mal à la trouver… » 
Pour la prochaine réédition de l’ouvrage,  l’historienne devra sans doute écrire un nouveau châpitre : « Les disparues de Paris ».
 

Parisiennes
de Malka Marcovich 

(Edition Balland)
Prix : 25 euros

2018 … l’aventure culturelle continue !

Petite rétrospective en image 
de nos passions et émotions

et très belle année 2018 !

 

art          theatre         musique    style-design       cinema  litterature-essaimusee

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L’image actrice… Judith Martin-Razi

RECTO 10,2x15,2Galerie Espace des Femmes,
 35, rue Jacob, 75006 Paris
 Du 2 juin au 30 juillet 2016
Fil à couper le leurre/En un d’eux/ 
 Sans poste frontière c’est Judith qui décide les limites 
 de partage 
 « Il n’y a pas photos » autrement 
 Prises dans la force vive de l’instinct 
 Judith en digue la ligne du partage 
 Ainsi font les concubins d’image 
 Avec toi-sans-toi 
 Mets en corps 
 Judith Martin-Razi fait suite à cet équilibre 
 quand disparaît l’un pour l’autre l’image en grand reporter 
Yves Yacoël

Le printemps est l’art

Le printemps est lart !!!

dimanche 20 mars 2016 à 14h30
à Viarmes dans le Val-d’Oise

3 artistes d’exception !


Dror Shohet
Cinéaste, réalisatrice de Amour végétal,
Prix du meilleur film festival du sud

Vegetative Love Poster

 

Itamar Henry
Musicien, compositeur, auteur du projet musical Kohelet
itamar

 

Rosine Klatzmann-Wasserman
Exposition photo et présentation de son livre Tel Aviv Photomosaics

couverture livre

Participation aux frais : 10
 Réservation obligatoire sur : palmyre.co@gmail.com
 Une confirmation vous sera envoyée avec l’adresse et les moyens d’accès

Tel-Aviv photomosaics – le jaillissement du mouvement

couverture livre
de Rosine Klatzmann-Wasserman
Préface Ron Houldaï, maire de Tel Aviv.
Editions, Bauhaus Center, 2015

"Il est surprenant de découvrir à quel point «Tel Aviv Photomosaics», le livre de la photographe Rosine Klatzmann-Wasserman, composé de superbes et captivantes mosaïques de photos des différents lieux de la ville, est original et novateur. Au point de se demander : comment n’y a-t-on pas pensé plus tôt ?" 

 

Renseignements sur http://telaviv-photomosaics.tumblr.com/