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Le cirque de poche de Jeannine Worms ou un théâtre pour le 21ème siècle

Par Yehuda Moraly

Cliquer ici pour lire le livret complet

couverture

 

Le pacte des soeurs… la première

le 27 avril,
au Théâtre 14,
20 avenue Marc Sangnier, 75014, à 20h30.
 (entrée libre)
Réservation obligatoire : 
Après « Les Soeurs savantes »
à la Librairie Vuibert
et « Marie et Bronia le Pacte des soeurs »
chez Albin Michel Jeunesse…
voici la pièce de théâtre, adaptée du roman jeunesse
de Natacha Henry

Parisiennes : qui sont ces héroïnes célèbres ou oubliées des rues de la capitale française ?

(c) Frantz Vaillant

Sur les 6000 rues parisiennes, à peine 300 portent le nom d’une femme. Avec « Parisiennes », l’historienne Malka Marcovich nous dévoile les destins hors du commun de ces héroïnes qui ont marqué l’histoire sans pourtant marquer les esprits. 

Terriennes, Tv5 Monde Frantz Vaillant

« Dans le quartier des Halles, il y a le « Passage de la Reine de Hongrie ». En fait, il s’agit de  Julie Bêcheur, une ravissante marchande de fleurs. Elle a fait partie d’une délégation de femmes

La Reine Marie-Antoinette d'Autriche (1755-1793). A dater de 1792,  toutes les dénominations royales, princières ou religieuses furent remplacées par des dénominations nationales, philosophiques ou d’actualité.

La Reine Marie-Antoinette d’Autriche (1755-1793). A dater de 1792,  toutes les dénominations royales, princières ou religieuses furent remplacées par des dénominations nationales, philosophiques ou d’actualité.
(DR)

 qui est allée à Versailles. L’histoire raconte que Marie-Antoinette, brisant le protocole, est allée à sa rencontre, trouvant qu’elle ressemblait à sa mère, Marie-Thérèsed’Autriche, reine de Hongrie. Du coup, on a surnommé cette petite marchande « Reine de Mai ». Cette rencontre avec la Reine l’avait totalement subjuguée. Julie Bêcheur a été guillotinée à la Révolution ».

Malka Marcovich sait tout sur toutes ces femmes dont le nom figure sur la plaque d’une rue, d’une allée, d’un passage.

Sur les 6000 rues que compte Paris, 300 portent le nom d’une femme.
L’historienne reconnaît que l’élection d’Anne Hidalgo à la Mairie a sensiblement acceléré les choses : «  A l’époque où elle était première adjointe à la Mairie de Paris, elle était en charge de la commission pour la dénomination des voies. Elle s’est interessée au fait qu’il y ait une visibilité publique de ces femmes. Depuis 2011, il y a 110 noms de rues ou de jardins publics en plus ».
 

Une loterie honorifique

Dans son ouvrage « Parisiennes, ces femmes qui ont inspiré les rues de Paris » (Edition Balland), Anne Hidalgo, qui signe la préface,  précise la mécanique des attributions  : « Les propositions de nouveaux noms émanent de toutes les origines, des élus bien sûr, mais aussi de particuliers désireux d’attirer l’attention de la Ville sur des manques. Après examen et vote par la commission paritaire, les propositions sont votées en Conseil de Paris ».  

Ce qui n’empêche pas le pouvoir d’influence dans cette loterie honorifique.
Ainsi, depuis quelques années, Simone de Beauvoir s’est « libérée » du nom de Jean-Paul Sartre qui lui était toujours accolé. Désormais, une passerelle porte le nom seul de la philosophe. Il existe aussi une médiathèque Marguerite Yourcenar, des jardins Leonor Fini et Pauline Roland, des bibliothèques Germaine Tillion et Hélène Berr.

"<em>Paris à longtemps été décliné au féminin :  Paris-reine du monde, blonde, les Folies-Bergères etc.  C'est toujours assez trivial. Mais quand la ville est combattante, martiale, laborieuse. Elle est au masculin</em>".
« Paris à longtemps été décliné au féminin :  Paris-reine du monde, blonde, les Folies-Bergères etc.  C’est toujours assez trivial. Mais quand la ville est combattante, martiale, laborieuse. Elle est au masculin« .
(c) Frantz Vaillant

Et Marie de Régnier flâna

C’est une immersion un peu étourdissante à laquelle nous convie Malka Marcovich. Pour cette nouvelle édition (la précédente datait de 2011), l’historienne a sollicité  l’aide d’un confrère, Jean-Marie Dubois.

Marie de Heredia  reçoit en 1918 le 1<sup>er</sup> prix de littérature de l'Académie française pour l'ensemble de son œuvre. Elle fut la première femme à obtenir ce prix.

Marie de Heredia  reçoit en 1918 le 1er prix de littérature de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre. Elle fut la première femme à obtenir ce prix.

 

Au fil des pages, nous flânons dans l’Histoire. Flâner ? Qui donc sait l’origine de ce mot ? Il provient d’une écrivaine, Marie de Régnier.

Pour publier dans le journal Le Figaro en 1910,  celle qui était la fille du poète franco-cubain José Maria de Heredia prenait le pseudonyme « Le flâneur ».

« Elle devait se cacher derrière le masculin pour être crédible aux yeux de ses contemporains » . 

Flâner ! Le mot, typiquement français, est intraduisible. Il signifie une balade un peu rêveuse, sans but précis.
Marie de Régnier est à présent le nom d’une modeste impasse dans le 16ème arrondissement de la capitale.

Marguerite Boucicaut, la trajectoire fabuleuse

Citons aussi l’extraordinaire destin de Marguerite Boucicaut.

Née dans la misère en 1816, elle épouse Aristide, l’inventeur des grands magasins et le créateur du célèbre Bon Marché à Paris. 

Marguerite Boucicaut (1816-1911)

Marguerite Boucicaut (1816-1911)

Au décès de son mari, elle a l’idée d’associer 123 membres du personnel, une première pour l’époque, afin d’assurer de concert la gérance de la florissante entreprise.

A sa mort, l’Assistance publique devient sa légataire universelle et son testament prévoit la création de trois maisons-refuges pour filles-mères, des « Maisons écrit-elle, pour recevoir, au moment de leurs couches les femmes non mariées qui auront eu pour la première fois, le malheur d’être séduites… « 
Elle n’oublie pas dans ses legs l’Institut Pasteur, la création d’un hôpital, l’hôpital Boucicaut (aujourd’hui disparu). Elle coucha ses phrases : » En léguant tout ce qui reste de ma fortune à l’Administration la plus puissante pour assister les malheureux, mon unique pensée a été de venir aussi utilement que possible au secours des souffrants et des misérables « . 
La rue Marguerite Boucicaut (15ème arrondissement) est

Laure de Surville (1800-1871)

Laure de Surville (1800-1871)

proportionellement inverse à son immense générosité. Il s’agit d’une petite voie d’à peine 57 mètres de long.
Que faut-il donc faire pour mériter un boulevard ? La guerre, sans doute.

Evoquons enfin la rue  Laure Surville (15ème arrondissement), du nom de celle qui fut la soeur de Balzac et le modèle de bien des personnages dans La comédie humaine.

L’ouvrage, s’il manque cruellement d’illustrations, est habilement chapitré (« Première femmes de guerre », « Les amantes et les reines deuxième époque », « République, Révolutions et soubesauts royalistes » etc.).

Et les surprises ne sont pas que dans le livre.
 

Des femmes qui disparaissent ?

L’auteure, Malka Marcovich, nous avait donné rendez-vous Promenade Claire Lacombe près de l’allée Pauline Léon (11ème arrondissement) pour parler de son ouvrage.
Si nous avons bien trouvé l’historienne…. rien du tout pour l’allée et la promenade ! 

Et Malka en était un peu dépitée: « Alors quoi ? On met une plaque et on l’enlève ? Souvent, on met une plaque de manière provisoire, le temps  d’une inauguration, que ce soit installé, mais là, je ne les trouve plus. Pourtant, l’allée Pauline Léon a été nommée en 2015. Pour les touristes qui la chercheraient avec mon livre, ils auraient du mal à la trouver… » 
Pour la prochaine réédition de l’ouvrage,  l’historienne devra sans doute écrire un nouveau châpitre : « Les disparues de Paris ».
 

Parisiennes
de Malka Marcovich 

(Edition Balland)
Prix : 25 euros

2018 … l’aventure culturelle continue !

Petite rétrospective en image 
de nos passions et émotions

et très belle année 2018 !

 

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Cinq de Cœur

À partir du 11 février et jusqu’au 23 avril 2017,
Cinq de Cœur revient à Paris
les samedis et dimanches

au théâtre Les Bouffes Parisiens
avec « Le concert sans retour » !
https://www.cinqdecoeur.com/accueil
Billetterie

Cinq chanteurs, deux sopranos, une contralto, un ténor et un baryton-basse, formés à l'école rigoureuse du classique, décident d'utiliser leurs voix de la manière la plus échevelée possible. Ils écrivent et interprètent des spectacles détonants, alliant virtuosité diabolique et comique irrésistible.
Leur répertoire n'a qu'une limite : celle de leurs envies. Il va donc d'un bruit de percolateur jusqu'aux œuvres classiques les plus célèbres, en traversant la chanson française de tous bords et la variété internationale, ce qui leur laisse un vaste champ d'action.
Ce qui les meuh : vous surprendre, vous toucher, vous éblouir, tant par la cocasserie des situations qu'ils inventent que par la beauté du chant a cappella.

Janvier 2017… Sonia Wieder-Atherton

Paris, Saint-Denis, Pully, Pau, Tel-Aviv

PARIS – DU 10 AU 13 JANVIER 2017
DANSES NOCTURNES
avec Charlotte Rampling
poèmes de Sylvia Plath et musique de Benjamin Britten
Théâtre de l’Oeuvre – 19h
plus d’infos

ST DENIS – 14 ET 15 JANVIER 2017
REQUIEM
avec André Markowicz
poèmes d’Anna Akhmatova et musique de Benjamin Britten
Théâtre Gérard Philipe
samedi à 20h et dimanche à 15h30
plus d’infos

PULLY – 17 JANVIER 2017
DANSES NOCTURNES
avec Charlotte Rampling
poèmes de Sylvia Plath et musique de Benjamin Britten
L’Octogone – Théâtre de Pully, Suisse – 20h30
plus d’infos

PAU – 19 JANVIER 2017
DANSES NOCTURNES
avec Charlotte Rampling
poèmes de Sylvia Plath et musique de Benjamin Britten
Théâtre St Louis – 20h
plus d’infos

ST DENIS – DU 20 AU 22 JANVIER 2017
LES ODYSSÉES
Leur Odyssée, avec les voix des étudiants du lycée
Michel-Ange de Villeneuve la Garenne
Théâtre Gérard Philipe
vendredi et samedi à 20h, dimanche à 15h30
plus d’infos

TEL AVIV – 26 JANVIER 2017
HOMMAGE À NINA SIMONE
avec Yuval Zorn
dans le cadre de la Nuit des Idées de l’Institut Français
Musée d’Art de Tel Aviv, Israël – de 18h30 à 00h
plus d’infos

*Danses Nocturnes est une production Les Visiteurs du Soir

Contact : hannah.bellicha@waltersounds.com | +33 1 48 07 71 47
WALTER SOUNDS

Méliès……………. Cabaret Magique

Jeudi 22 & 23,
vendredi 29 & 30 décembre 2016
à 15h

Théâtre de la vieille grille
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